« Il était une fois » n’est pas seulement l’incipit d’un récit, mais le fil conducteur qui ramène Sebastiano Cannarella sur sa terre d’origine, Portopalo di Capo Passero. Ce retour n’est pas une simple visite, mais une véritable immersion dans les racines les plus profondes et dans la mémoire historique et affective des lieux.
Sur cette extrémité de la Sicile, où la terre finit et où commence l’infini, la mer n’est pas seulement un élément géographique, mais un témoin silencieux. Les départs, les attentes et les voix d’autrefois continuent d’habiter les espaces, résonnant entre les ruelles et les salines. Les œuvres de Cannarella se posent comme gardiennes de cet héritage, dépeignant une Sicile qui est à la fois gardienne des souvenirs et muse inspiratrice, dans un équilibre parfait entre nostalgie et charme primordial.
Il existe un dialogue intime entre l’artiste et sa communauté, un lien nourri de regards partagés et d’une compréhension profonde des traditions locales. À travers son langage artistique, Cannarella transforme la chronique personnelle en une réflexion universelle sur le concept d’« appartenance ». Chaque coup de pinceau (ou cliché/œuvre) devient un pont entre le passé et le présent, invitant l’observateur à redécouvrir la beauté d’une identité qui, tout en évoluant, n’oublie pas ses propres origines.
Cette recherche artistique ne se limite pas à célébrer la beauté du paysage, mais creuse dans l’âme de Portopalo, révélant comment la mémoire des lieux est le fondement sur lequel bâtir l’avenir




